24.11.10

LE CONTEXTE D’UNE MUSÉOLOGIE EXPANSIBLE À L’ INFINI.








Il n’ est pas inutile de rappeler, pour mieux situer notre propos, de même que celui qui est soumis à notre réflexion, que patrimoines et muséologies ont acquis une telle signification de représentation et d’ interprétation qu’ ils recouvrent la totalité de l’ environnement humain et physique qui lui servent de cadre. La question devient comment aborder, par les moyens médiatiques à notre disposition, y compris la mémoire rapportée, une explication valable de la globalité de chaque phénomène faisant l’objet de l’ intérêt que nous souhaitons susciter (Davallon, Claquemurer ) ?



Les disciplines et les médias mis à la disposition de l’ interprète, ce mage de la lecture interrelationnelle, utilisant les approches tantôt inductives, tantôt déductives, pour se rendre au coeur de l’ explication sous forme de propositions, devient la clef du processus de connaissance- sensibilisation , puisant, selon les besoins dans la recherche scientifique et les méthodes d’ approche disciplinaires, qui, à leur tour, ont perdu de leur étanchéité ( Anthropologie, ethnologie, géographie … ).



Il en va de même des professions mises à contribution compte-tenu de la substitution du conservateur par des équipes pluridisciplinaires coordonnées par le chargé de projet ( gestionnaire chargé de maintenir la ligne de conduite du projet ).



La distinction que nous pourrions établir ,pour le besoin présent, des formes de muséologie, est, d’ une part, la muséologie industrielle ( industries culturelles ) et entreprenariale ( mondialisée ) abordant en surface les grands thèmes susceptibles d’ attirer les foules, d’ autre part, la muséologie d’ ancrage enracinée dans la réalité d’ un milieu. Cette dernière, qu’ elle fusse communautaire, locale, régionale, est celle qui nous intéresse le plus, mettant en relation directe un visiteur avec un hôte ( la population et son territoire d’ appartenance ), stimulant les mécanismes d’ appréhension sensible et partagée de ce que le colloque nomme si bien le < désir du territoire >. On pourrait decrire cette muséographie

ouverte comme comme une scénographie amoureuse, utilisant des approches progressives de la séduction. Le développement prend, dans ce cas, une signification très différente que celle que l’ on prête aux grands déploiements de l’ autre catégorie dominante de musées.



 
Pierre Mayrand (Québec, Canadá)
Professeur-chercheur, expert en muséologie communautaire
 
 
 
 
 
 
 
_____________________________________________________ Reflexões sobre Museologia

4.11.10

MUSEUS EM REDE . LINHAS DE UNIÃO

Boletim da Rede Portuguesa de Museus
RPM N.º 37(excerto do Editorial)
Outubro 2010

A atenção permanente ao carácter processual da Museologia, a caixa negra que regista todas as operações e opções do fazer museológico, dá-nos a verdadeira dimensão do que somos, do que fazemos e dos valores que conduzem a nossa acção enquanto profissionais e/ou actores de uma Museologia orientada para a cidadania. Vivem-se tempos difíceis e os museus não podem ficar fora da rede de solidariedades que a própria noção de património inspira e comporta na contemporaneidade. Em nosso entender, a qualidade em museus é sobretudo, e acima de tudo, participação, estudo e inovação. Os museus, elevando a qualidade dos serviços e a adequação às necessidades efectivas dos seus públicos (utilizadores), contribuem para qualificar a procura e reforçar os elos que dão corpo à ideia de rede, na sua dimensão mais ampla, versátil e inclusiva. Uma rede que se abre às universidades e aos jovens investigadores, colocando os museus no centro das grandes linhas de investigação, como importante interface de disseminação do conhecimento. Uma rede socialmente activa em prol da inclusão, que permuta serviços com ONG`s, associações de desenvolvimento local, associações de imigrantes, associações de deficientes, entre outras, nomeadamente organismos nacionais e internacionais que pugnam pelos direitos humanos e pela consistente ideia de que património, em lato sensu, são as pessoas, as suas memórias e identidades.
A reflexão dos profissionais de museus,  reunida nas conclusões dos grupos de trabalho organizados aquando do "Encontro RPM 10 anos", aponta inequivocamente para a necessidade de reforçar e alargar as redes inter-museus e as sinergias no terreno configuradas numa “geometria variável em permanente construção". A criação de núcleos de apoio a museus, a programação em rede e o incremento das redes regionais serão as grandes metas para os próximos anos. Os eixos da formação e da credenciação terão, para tal, que se apoiar nas ferramentas da Gestão da Qualidade que permitirão melhorar continuamente o trabalho a desenvolver numa lógica organizacional contemporânea. A Qualidade em Museus não é hoje um mero artifício de Gestão, mas uma mudança cultural, uma outra forma de entender os museus como organizações socialmente responsáveis, implicadas no desenvolvimento e em processos de melhoria contínua que visam a busca de melhores resultados com menores custos. Os “museus para todos” implicam uma atitude pró-activa em prol das acessibilidades nas suas dimensões físicas, psicológicas, intelectuais, geracionais e identitárias.
O excelente artigo de Margherita Sani, "Rede Portuguesa de Museus: uma visão exterior", coloca-nos questões pertinentes, inquietantes..., sobre as quais deveremos reflectir seriamente. Partilhamos em absoluto da sua visão e procuraremos adoptar as suas recomendações relativamente à progressiva adopção de sistemas integrados de Gestão da Qualidade, segundo o modelo EFQM (European Foundation Quality Model), usado por organizações e serviços em toda a Europa, com resultados comprovados para os cidadãos.
Relembro aqui, chamando à boca de cena, a definição de rede evocada por Margherita Sani: «Uma rede é um ambiente não dirigido, não hierarquizado e aberto, no qual um grupo de indivíduos e/ou organizações, partilhando objectivos e valores comuns, criam um sistema de comunicação contínua para efeitos de encontro, troca de ideias e colaboração.» e a sua conclusão lógica: «A mais importante actividade de uma rede é… trabalhar em rede… um processo e não um produto…».

Isabel Victor
Departamento de Museus / IMC

Ver mais http://www.ipmuseus.pt/

1.11.10



Lettre de Pierre Mayrand à Su Donghai


Next Workshops - Workshop Shanghai

SITE DEL ARTIGO DE SU DONGHAI



Los ecomuseos en China



http://portal.unesco.org/culture/fr/ev.php-URL_ID=37604&URL_DO=DO_PRINTPAGE&URL_SECTION=201.html








Carta de Pierre Mayrand a Su Donghai



Lettre de Pierre Mayrand a Su Donghai



Bien cher collègue,



Je viens de prendre connaissance , un dimanche après Midi, de votre excellent article sur l’ évolution de l’ écomuséologie, en Chine (Museum international 237~8 ), son passage de la 1ère génération orientée `a la 2ème génération < autoproclamée >. Comme il est peu probable que je me joigne au groupe du MINOM et des écomusées qui se réunira à Shangai, je vous fais part, par écrit, de mon point de vue sur l’ écomuséologie. Au point de départ réticent à la théorie du miroir de G.H. Rivière, puis passe à l’animation culturelle Variniste, je me situe actuellement dans une muséologie sans frontières: L’ Altermuséologie (Manifeste, 2007).



Fondateur du MINOM, à partir des années 80, en réaction contre le statisme de l’ ICOM, j’ ai coordonné les activités de l’ Écomusée de la Haute-Beauce (au Québec) pendant prés de 16 ans, le 2ème par ordre d’importance chronologique, après le Creusot auquel il se substitue en 1978 comme lireu de convergence des idées, des actions et des recherches. Il sera suivi par le Maestrazgo (Espagne), devenus des musées territoire au service du développement et de la capacitation des populations, véritables fondateurs d’ identités actives. La dilution du concept original, comme vous en faites état, en une pléthore d’ interprétations sur sa mission, ses finalités et son fonctionnement – à l’ origine conçu comme une école populaire d’ apprentissage de la vie démocratique, suivie de prés par la fondation du MINOM (1984), tous deux assis sur la tradition latine des musées communautaires , l’ écomusée, à l’ère de la globalisation connait aujourd’hui une double expansion supplémentaire, soit la tendance à considérer les identités minoritaires, particularisées, comme des objets de biens de consommation touristique, soit la mise en place, comme en Chine et en Italie de réseaux étatiques d’enclaves ethniques plus ou moins auto-gérées. Il est ,même question, en Espagne, de conglomérations d’ écomusées ( surtout de parcs ) sans que le lien associatif ne leur confèrent une unité, sous forme de réseaux formels, par exemple, oubliant les acquis des années 90 ( Pyrénnées orientales, Maestrazgo ). La proposition d’ une < continentalisation asiatique de l’ écomusée > ( comme vous le rapportez ) montre la disproportion du phénomène là où tout paramètre s`efface. Elle démontre la dimension démesurée d’ ambitions d’ une action culturelle dont on a du mal à cerner, à présent ,les contours dessinés par ses fondateurs: Fragilité, convivialité … C’est pourquoi nous publions le Libretto: El manual del promoter del ecomuseo ( Laguna, Tenerife, 2009 ), illustré par la figure de l’ escargot ( Maison, antennes, fragilité, sensibilité à l’ environnement, traces ), une proposition de méthodologie.



J’ai bien connu, parfois intimement, les personnes mentionnées dans votre compte-rendu, théoriciens, utopistes, dessinateurs de modèles …, principalement à travers le MINOM ( ils étaient presque tous présents à Toten, en Norvège ) que l’ on persiste à confondre avec l’ écomusée, alors que le MINOM est le support idéologique de l’ ensemble, complexe, des muséologies dites < sociales > issues de la Déclaration de Santiago du Chili (1972), cherchant à les amener en permanence dans le contexte d’ une critique de l’ évolution mondiale (Mayrand, Essais de terminologie, ULHT, 2009 ).



Je vous félicite d’ avoir exposé aussi clairement et objectivement, au profit des minorités nationales parties prenantes de l’ écomusée comme outil de capacitation et de conscientisation.







Pierre Mayrand,



Professeur-chercheur, expert en muséologie communautaire, 29.11.09

Présentation Shanghai IdéesPierre

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