15.12.09

PIERRE MAYRAND














LA MUSÉOLOGIE SANS DESSUS

DESSOUS

Regards sur la muséologie actuelle


Pamphlet d’ un altermuséologue, 2009



INTRODUCTION

On aura compare le musée à un mastodonte (Balerdi), à une marre à grenouilles (Santiago), la muséologie à un animal qui tente de se mordre la queue et à un immense marécage ( Mayrand ). Après la période des innovations qui introduira le concept des nouvelles muséologies ( 1970-1990 ) suivra une période, précédant la récession financière et la crise morale engendrée par un capitalisme déréglé, où chacun, petit ou grand, tentera d’ explorer des voies nouvelles, chacune de ces périodes produira une abondante littérature cherchant à justifier le choix de société des uns et des autres ( le consevatisme en opposition avec le communitarisme et la massification ). Le musée lui-même ( Le Louvre ) devenant objet de marchandages ou de développements urbains ( Bilbao ), s’ aventurera dans la voie de l’ intermédialité ( SAT, Montreal, 2009 ) et des études théoriques pour elles-mêmes sur la médiation (Davallon). La mise au jeux: L’ apport des arts médiatiques conduisant à une quasi virtualisation de l’ institution muséale dans l’ approche de l’ objet-mémoire, Ces formes extrêmes de conceptualisation s’ accompagnent d’ un coup d’ oeil vers les expériences proches des populations cherchant à faire la synthèse de leur identité et à dégager une nouvelle formulation de la tradition communautaire dont l’ écomusée, malgré ses aléas actuels, demeure le plus réputé.



L’ introduction pléthorique de néologismes pour tenter de se situer dans une évolution accélérée, les essais de définition du Musée ( Mairesse, Desvallées, Mayrand ) et des fonctions qui s’ y rattachent, sont symptomatiques du malaise que connait cette industrie culturelle ( boîte à mémoire, miroir de représentations du monde et de phénomènes paticuliers ), nous ayant amené à titrer ce pamphlet : L’ absence de politiques cohérentes, de terrains concensuels, emportés par la vague déferlante du néo-libéralisme. Nostalgique de la grande période de rénovations d’ aprés guerre, d’ un futur que l’ on voudrait comme l’ entrée dans la magie de l’ univers cybernétique, la machine continue néanmoins à tourner, tellement le musée est enraciné dans les mentalités comme l’ espace privilégié des mémoires porteuses de valeurs patrimoniales, sans lesquelles il n’ y aurait plus de dessus ( vision cohérente ) et de dessous ( action cohérente ).



Et si le hasard voulait que l’ institution se dissolve, entraînant dans sa chute l’ ICOM au bénéfice d’ une action culturelle d’ une toute autre nature faisant une césure entre la conservation des oeuvres jugées représentatives par l’ humanité ( pourquoi pas par référendums ? ) ou de communautés particulières, et la fonction culturelle proprement dite ( subversive, insitative ), soit des espaces devenus des lieux de convergence autour de thèmes de la mémoire interculturelle en construction, comme on le trouve déjà dans le musée agora, plaque tournante de l’ émergence de citoyennetés ? L’ altermuséologie, ce nouveau rameau de la nouvelle muséologie s’ y attache déjà ( Musée à l’ attaque, 2009, Manifeste, 2007 )



AUTREFOIS

Musée standard ……….. Conservatoire,

Musée collection

Mémorial

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Cumulatif



Musée communautaire….Biens usagers jugés

Représentatifs par un

Milieu.



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Lien affectif



ACTUELLEMENT



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5.12.09

“Artes de Cura e Espanta-Males” - Museu do Trabalho Michel Giacometti

O livro “Artes de Cura e Espanta-Males”, coordenado por Ana Gomes de Almeida, Ana Paula Guimarães e Miguel Guimarães, com base no espólio de medicina popular recolhido por Michel Giacometti, é lançado em Setúbal no sábado à tarde.

A sessão, a realizar no Museu do Trabalho Michel Giacometti, às 15h00, numa organização da Câmara Municipal de Setúbal, é apresentada por António Vecino e conta com a exibição de um filme de Tiago Pereira.

O espólio retratado na obra encontra-se no Museu da Música Portuguesa, resultando de uma recolha feita pelo etnógrafo corso Michel Giacometti, com mais de 5500 fichas sobre doenças.

Miguel Magalhães, Ana Paula Guimarães e Ana Gomes de Almeida prepararam o material, classificaram-no e expuseram-no aos olhares de médicos especialistas, poetas, artistas, investigadores e professores. Estes responsáveis comentaram os textos de rezas, ladainhas, provérbios e orações (frequentemente com ervas, às vezes através de pedras ou animais) para tratar males como hipertensão, hemorróidas, gangrena, brotoeja, raquitismo, halitose, anorexia, leucorreia, anemia, coqueluche, nefrite, ciática, apoplexia, doenças dos olhos, tumores, epistaxis, fracturas, fogagem, bronquite, insónias, cãibras, blenorragia, picadas de abelhas, hemorragias, piolhos, afrontas e espigas das unhas.

Com a obra a apresentar no sábado em Setúbal, os leitores podem tomar um contacto com essas receitas desaconselhadas hoje, concebidas, nalguns casos, há milhares de anos e transmitidas de geração em geração, manifestando crenças secretas relativas ao corpo e à doença.

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Museu do Trabalho Michel Giacometti (junto ao Miradouro das Fontaínhas, em Setúbal)
Telef 265537880




1.12.09

NOTES DE LECTURE


Musée et muséologie,
Dominique Poulot (2009)

Par Pierre Mayrand, réseau de correspondance.



LA PHRASE UNIQUE,





Si je passe en coup de vent aux conclusions de l’ auteur, j’ y trouve, esquissées plusieurs de mes propres considérations, comme celles de presque tous lesauteurs de la nouvelle vague,: Un sur le renversement spectaculaire du musée: Un espace public flexible, multifonctionnel, pouvant abriter des pans de collections (Branly) comme donner l’ impression qu’elles s’ y trouvent toutes exposées aux regards du public (Branly) dansd une perspective renouvelée, provoquée par la multiplicité sans borne des approches ( le sentiment d’ immersion, coeur de l’ expression muséale , à l’ exception de l’ art actuel qui persiste à se cantonner dans l’ unicité ), aborder les faits de mémoire comme mausolées des traumas ou de momments exceptionnels d’ expériences de vie ( Setúbal ) … en d’ autres termes, faire le choix d’entrer dans l’ intériorité collective, ou dans les manifestations humaines, restituées dans leur environnement social et physique, leur servant de décor psychophylanthropique, ramenant ainsi l’ espace public réservé institutionnellement au MUSEE, à sa fonction première d espace meuble, selon les circonstances, par les choix thématiques, didactiques ou sensationnels, à láide de dispositifs plus ou moins denses, les salles d’ exposition servant d’ avant scènes à une machine organisationelle manipulée tant par les professionnels que par des volontaires, les distinctions encore recentes s’effaçant au profit de l’ hôte, orienté ou désorienté, au coeur de cette logique.



Un ouvrage modeste, sans prétentions, où l’ auteur admet qu’il faudrait ( nous sommes en 2009 ) qu’il faudrait élargir le contexte presque exclsusivement français à une mise en situation internationale, du moins dans le monde occidental.