30.1.09










FICHE D’ ÉVALUATION AUTOCRITIQUE
D’ UN ALTERMUSÉOLOGUE DU MINOM.
Pierre Mayrand, le 30 janvier 2009-01-31

On se souviendra que la fiche d´ évaluation proposée par le MINOM Int., a pour fonction d’ illustrer par des démarches jugées exemplaires par l’ auteur un processus en cours afin de créer une banque de références pouvant répondre à la question <> selon les contextes , les personnalités, le niveau de compréhension , d’ assimilation et de transposition de certains paramètres connus.



QUELLES LIMITES: COMBIEN DE TEMPS ENCORE, UN BILAN PROVISOIRE DE MA CONTRIBUTION AU MUSÉE COMMUNAUTAIRE DE CARRAPATEIRA (Pt, Algarve) ? Une intervention provoquée par une question de J.Fr. Leclerc (Qc, Can ) <>… qui lui est posée régulièrement par ses étudiants, à la fois séduits par l’ idée ( Faire du neuf ) et sceptiques devant l’ enchevêtrement des notions et des positions. Je tente toujours de répondre simplement, autant que faire se peut, qu’ il s’ agit d’ une attitude face au monde et à son explication, de privilégier l.e questionnement social, politique et culturel sur le devenir de nos sociétés, de se sentir entraîner par une cause, de chercher à mettre celle-ci à profit dans la création muséale libérée de toute entrave, de se donner la peine d’ explorer les essais de typologie existants, d’ aller expérimenter de prés, aussi éloignés qu’ ils fussent, les milieux où ça se passe. Pour l’ étudiant, brûler les cahiers de classe. Pour le professionnel, prendre une marge de distance avec la RÉGLE de l’ INSTITUTION. Encore mieux, DESCENDRE DANS LA RUE.


BILAN DE L’ AUTEUR.


Venu à Carrapateira, en 2004, fréquentant le Portugal depuis 1974, je fus amené par la Directrice du MMTC et les autorités municipales à validert le projet d’ un musée-territoire, dans une perspective de la Nouvelle muséologie dont la Directrice était une adepte.

Le diagnostic fut favorable, le contexte géographique et politique étant favorable à une telle initiative. Le projet prit, d’ entrée de jeux, le nom de <> pour désigner le territoire d’ intervention. Je fus requis par le Président de la Mairie (Camara), un communiste passé au parti socialiste au pouvoir, pour préparer un plan quinquennal d’ orientation, de même que pour dresser une grille d’ analyse du patrimoine regional.

Ceci me permit de me familiariser avec le milieu, de m’ attacher au projet et à la région, de me rapprocher de mes enseignements en sociomuséologie à l’ Université Lussofone de Lisbonne et de mês camarades militants du MINOM de la première heure, de prendre la décision aux conséquences multiples sur ma vie personnelle de demeurer en semi permanence auprès de ma nouvelle compagne, la Directrice du Musée.

On m’ attribua, alternativement à titre de volontaire et de contractuel, le programme d’ intervention communautaire ( Formation et gestion ). À ce titre, encouragé par la sollicitude du Responsable (Vereador ) de la Culture, j’ entrai dans la programmation des activités, dans la mise en place concrète d’ un Comité de participation ( Gain considérable dans la structure portugaise du pouvoir municipal ), dans le conditionnement de l’ appareil municipal par la tenue d’ un colloque <> ( Collaboration du MINOM Portugal: Série Musées et autarquies )En sus de ces initiatives délicates en raison de mon statut d’ étranger ( susceptibilités à ménager ) et de ma liaison avec la Directrice, je me rendis disponible pour préparer des dossiers de promotion ( Prix Tourisme Portugal qui nous fut alloué avec les Açores ), dernière main, avant son inauguration le 1er Mai 2008, aux textes philosophiques et au récit muséographique ( Introduction de la mascotte, la Baleine Jonas ) enfin à la disposition des objets, aux fiches d’ évaluation du parcours du visiteur, etc …

Si on exclut les communications en salles de cours et dans les colloques, les menus services pressants de dernière minute, ce fut un travail incessant, ramant parfois à contre-courant où je mis à contribution au profit d’ une amitié et d’ une affection pour une collectivité, toutes les resources de mon experience, tant théorique que pratiquie, persuadé par mes observations que le Portugal avait besoin de renouveler la révolution muséologique de peu de durée entreprise en 1974. J’ eu la prétention (?) d’ introduire le <> et de défendre, lors de l’ Atelier Molinos, la notion de modèle s’ appuyant sur le processus de modélisation ( une statégie de stimulation du développement ).

Me sentant responsable d’ avoir entraîné mes coéquipiers dont j’ étais l’ aviseur sur le plan de l’ action communautaire sur une pente dont on ne sait jamais si elle pourra être surmontée ( Caractère expérimental ), risquant de mettre en péril des carrières, de décevoir les illusions ( l’ utopie ), je connu des momments de doute comme je l’ ai souvent exprime dans mes chroniques, rapidement dissipés compte tenu de mon caractère volontaire et une capacité de travail peu commune ( à ce qu’ on dit ).

Mon défi le plus important fut cependant d’ avoir à gérer dans le quotidien une relation de couple engage, de faire le partage équitable des tâches, moi-même comme volontaire invité, ma compagne comme Directrice répondant directement des autorités don’t j’ étais tenté de la détacher pour nous ramener au modèle d’ efficacité et de privacité Nord Américain auquel nous invitaient, d’ une certaine manière, les critères d’ efficience introduits par les programmes de la communauté Européenne, me souvenant toujours des paroles de Mateo Andrès ( Maestrazgo ) sur la <>.

Ayant atteint l’ âge du dernier quart d’ une vie, continuant à être mu par la vivacité de l’ esprit, possédant le sentiment que le plus important est encore à dire ou à faire, cherchant tout prétexte pour franchir les limites, ne craignant pas de substituer l’ aventure humaine au confort personnel, je marche jusqu’ à présent, comme l’ Indien, sur le retour de mes pas, une astuce pour détourner l’ ennemi. Est-il un point dans l’ expérience où il est permis de rompre les rangs ? En Haute-Beauce, j’ avais cinquante ans, je ne le croyais pás.
_________________________


29.1.09

Cartografias da memória. Museus de Setúbal /Rede local de voluntários


Uma ideia. Um processo. Uma etapa


_______________ A Exposição



13
13
13



segundo, certos pontos.de.vista.





" Ninguém é igual a ninguém. Todo o ser humano é um estranho ímpar."
Carlos Drummond de Andrade

As fotografias foram o rastilho que incendiou a memória. Poderiam ter sido cem ou meia dúzia, mas como tudo tem um princípio, decidimos apostar no 13, esconjurar a crença no infortúnio, provocar o estremecimento, registar o encontro entre o instante aprisionado na imagem e as imagens instáveis, conflituantes, que a memória constrói e reconstrói dentro do seu tempo; ouvir falar de desencontros (que são pontos negros na História), descerrar o sofrimento, criar cumplicidades, reconhecer o trabalho e as lutas que traçam a diferença, sorrir às hesitações, aos lapsos e “esquecimentos” que a memória tece; jogar na metáfora do número a ambiguidade de sentidos que atravessam a imagem (também as alegrias e as suas celebrações), captar na singularidade de cada ponto.de.vista, o estranho ímpar que é todo o ser humano. Este projecto, cataliza o espanto, individual e colectivo, que assenta na descoberta de uma cidade nunca vista, sobre certos pontos.de.vista. Trata-se de criar com os parceiros e voluntários, uma nova e sofisticada cartografia do património, subjectiva, plural e diversa, reconstituída a partir das pessoas e dos seus mundos. O que aqui se apresenta é uma infinitésima parte do que temos recolhido, mas fica o exemplo, a síntese, o mote para a criação de um centro de memórias que registe metodicamente o que está para além das evidências. O que nos torna ímpares, estranhamente diferentes, entre iguais.

Isabel Victor
Divisão de Museus / Câmara Municipal de Setúbal
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O Projecto


Este projecto de recolha e registo de memórias orais tem como ponto de partida as fotografias de Américo Ribeiro, Arquivo Municipal que faz parte do património cultural e artístico de Setúbal.
A escolha não foi inocente, sabíamos, à partida, que o arquivo Américo Ribeiro estava inscrito nas vidas e memórias dos cidadãos, não só pela sua riqueza temática, mas também pela forma como Américo Ribeiro se relacionou com as pessoas e com a cidade. Também sabíamos que os afectos gerados pelas imagens e apego aos lugares, fotografados durante mais de meio século, facilmente despertariam a vontade de dizer algo.
Para conseguirmos chegar a esta síntese, apresentada sob a forma de exposição e filme, foi necessário um longo e intenso trabalho de retaguarda, que teve início em Outubro de 2007 e que continua a decorrer. Até ao momento, foram trabalhadas 398 imagens, das quais 94 versam o Vitória Futebol Clube; 196, a cidade e as pessoas; 27, as fábricas de conservas e 81, a Batalha das Flores, entre outras festas e tradições. Neste percurso, recolheram-se histórias de vida, memórias, criaram-se afectos e geraram-se emoções em torno do mote escolhido. Constituíram-se redes interpessoais envolvendo os museus e os diferentes grupos na comunidade, contribuindo para atenuar as barreiras sociais e intelectuais que ainda hoje inibem algumas pessoas de entrar nos museus e aceder a bens culturais e patrimoniais, que são pertença de todos. Com este trabalho buscamos a aproximação entre a comunidade, os museus, os patrimónios e aproveitamos a irrepetível oportunidade de recorrer a informantes que foram contemporâneos de acontecimentos fotografados por Américo Ribeiro, tornando-os narradores da sua própria história.
A valorização dos saberes e experiências de vida dos membros da comunidade, sistematizados em forma de documentos acessíveis aos públicos e investigadores, permite-nos acrescentar aos espaços museológicos uma outra dimensão de pesquisa, baseada na escuta e no compromisso com os cidadãos, engrandecendo e humanizando o leque de serviços dos museus e os conteúdos do património imaterial.
A exposição "13 Fotografias, 13 Estórias, 13 Filmes", reúne um conjunto ímpar de imagens seleccionadas pelos informantes, de acordo com os seus critérios e preferências pessoais.
A subjectividade dos seus olhares remete-nos para múltiplas e desafiantes leituras da cidade.

Agradecemos a todos os que contribuíram para que isto fosse possível, dando-nos os seus únicos e irrepetíveis pontos.de.vista.



Maria Miguel Cardoso
Museu do Trabalho Michel Giacometti Divisão de Museus Câmara Municipal de Setúbal

Bruno Ferro
Arquivo Municipal Fotográfico Américo Ribeiro Divisão de Museus Câmara Municipal de Setúbal

Edite Barreira
Projecto «Ao Encontro da Memória Através do Património»

19.1.09

MIDI EXPRESS
Chroniques d’ un altermuséologue
19 janvier 2009-01-19


LES DOUTES D’ UN ANIMATEUR

L’ expérience d’ une assemblée générale populaire relatée hier soir, se voulant un exercice d’ auto-critique, ne me satisfaisant pas, laissant dans l’ ombre de nombreux doutes, j’ y reviens le lendemain matin au risque de vous lasser, si ça n’ est pas déjà le cas.

Je me suis toujours interrogé, lors des interventions communautaires auxquelles j’ ai eu à prêter ma collaboration comme volontaire, se déroulant parfois sur une période prolongée ( je pense surtout à la Haute Beauce, ce fantôme géant, qui a occupé une vingtaine d’ années de ma vie et qui me sert toujours de référence tellement l’ expérience fut exhaustive ), sur mes motivations profondes, sur l’ impact réel des réussites et des échecs, sur la tentation de la manipulation et du pouvoir tribun.

Pour ce qui est des motivations il est certain que j’ obéissais à une poussée irrésistible, à la fois croyance dans la cause du changement et de la solidarité coopérative et expression d’ une rébellion contre les coercitions auxquelles j’ ai été soumis dans dans ma jeunesse ( Religion, éducation, tutelle paternelle … ), mais également en regard des enseignements maternels, ma mère étant issue d’ une famille possédant une longue histoire de résistances tragiques. Il faut dire aussi que, malgré mon âge, je me considerais de la génération des années 70, étant en contact permanent avec les jeunes par mes enseignements. Ces facteurs, comme d’ autres, eurent come résultat un souci de me distinguer tout en me fondant dans la masse, de réfuter toute position arrêtée, d’ épouser le risque et la provocation comme modes de vie et de relationnement: Emporté vers le large dans la faible embarcation que je m’ étais construite, je défiais les dieux tout en tremblant.

Ceci m’ amène à commenter brièvement la tentation de la manipulation dont on est trop souvent soupçonné dans l’ exercice de ce métier. Où se trouve la ligne de démarcation entre celle-ci et la visée stratégique, propre à toute action organisée ? Tout dépend, à mon avis, de la légitimité des objectifs poursuivis. Mais qui en jugera ? Est-ce parceque nous sommes confrontés à une opposition qu’ il faille présumer d’ une justification de la présomption de manipulation stratégique ? Le verdict, parfois sévère, appartient à la communauté à laquelle le volontaire, animateur socio-culturel, consent à consacrer ses énergies. Le militant, bien souvent meurtri dans sa chair, n’ aura d’ autre issue que celle du courage d’ entreprendre son auto-critique sans sombrer dans la démobilisation, de poser et de se poser les questions troublantes qui font partie des rapports sociétaires.

Pour en revenir à l’ assemblée d’ hier, malgré la présence massive de la communauté et son écoute attentive, je sentais bien que tout avait été <> selon les meilleures règles du métier, ne laissant pas d’ autre choix aux personnes présentes que de se laisser entraîner dans un engrenage bien huilé. Je sentais néanmoins poindre dans l’ esprit de certains la question, rapidement éludée, dans quelle galère sommes-nous entraînés ? Était-ce une assemblée publique pour entériner ou valider l’ action unilatérale du Musée, justifier sa vocation communautaire, ou bien était-ce véritablement une tentative d’ associer toutes les voix , dans un geste de rémission, à la vie de l’ entreprise ? La question, restée sans réponse claire, à savoir si le Comité de participation possédait un pouvoir exécutif ( le document stipulant seulement qu le CP n’ était pas un groupe de pression ), est un exemple de zone grise que l’ on retrouve dans toute démarche de type concensuel. De la réponse à cette question découleront les rapports à venir à l’ intérieur du triangle diabolique dans lequel nous venons de nous engager: MUSÉE-POPULATION-AUTORITÉ. Je puis cependant affirmer sans l’ ombre d’ un doute que l’ intention de ceux qui ont mené le jeux ( La Directrice, moi-même, le Vereador ) était exempte de tout calcul récupérateur, tellement la foi dans l’ entraînement du mouvement fut grande. Le doute de l’ animateur muséal chevronné, dans mon cas, venait peut-être du trac que l’ on éprouve toujours au momment de franchir une étape décisive engageant la responsabilité sociale ?





Pierre (Mayrand)

18.1.09

MINUIT EXPRESSE
Chroniques d’ un altermuséologue
Janvier 2009-01-18


AUTO-CRITIQUE D’ UNE ASSEMBLÉE GÉNÉRALE.


Le Musée de la Mer et de la Terre de Carrapateira (Pt) se définit comme un musée communautaire. Inauguré en Mai de l’ an dernier, sa qualité comme musée communautaire était légitimisée, jusqu’ à présent, par le don d’ objets, par la participation spontanée des habitants aux enquêtes, par leur affection pour un projet qu’ ils avaient fait leur.

Il fallait franchir un pas supplémentaire dans la communitarisation du musée, dont le statut était celui de la dépendence à la tutelle municipale.

Afin de parvenir à un degré opérationnel de pleine communitarisation, il fut prévu de longue date de convaincre l’ autorité municipale de prolonger le succès populaire du Musée par la mise en place de structures et d’ activités lui donnant de la chair, le contexte socio-politique du Conseil étant théoriquement favorable à l’ adoption de mesures participatives prises en charge par le Musée.

Les mesures proposées dans un plan quinquennal prévoyaient , entre autres, l’ institution d’ un réseau géré par des noyaux interactifs de populations formées aux expositions à l’ intérieur d’ un territoire d’ identité désigné comme le <>, enfin la création à l’ intérieur du musée pilote de Carrapateira d’ une instance consultative de gestion participative, le Comité de participation, et la création d’ un premier atelier de formation aux expositions, sous forme d’ une clinique de la mémoire.

La philosophie d’ action du musée ayant été réitérée lors de la présentation , à la Municipalité , de la première programmation
Incluant les prévisions budgétaires, l’ ensemble des propositions reçurent un aval compréhensif de la part des autorités, dont celui du Responsable de la Culture, ces décisions coincidant avec l’ annonce de l’ attribution d’ un prix du Tourisme Portugal 2008.

Les deux mécanismes de participation cités avaient fait l’ objet de documents énonçant les objectifs, la méthodologie de chacune des instances à expérimenter. Il fallait à présent convenir d’ une façon afin de les véhiculer auprès de l’ ensemble des populations concernées. La convocation d’ une Assemblée générale d’ information fut décidée. En plus de la présentation de la mission communautaire du Musée, deux points furent portés à l’ ordre du jour: Les participants au Comité de gestion et au 1er Atelier de formation aux expositions. Ceci peut apparaître comme tout à fait normal dans certains milieux familiers avec cette procédure, et dont la direction y est prepare.

Grâce à l’ instrumentation d’ un conseiller en action communautaire et une préparation minutieuse des details de fonctionnement en assemblées délibérantes, le grand jour eut lieu dans l’ après midi du dimanche le 18 janvier.

Une cinquantaine de personnes répondirent à l’ appel, serrés les uns contre les autres dans la Salle polyvalente du Musée, encadrés par les panneaux expositifs de la mission du Musée: Personnes de tout âge, de toute condition. Malgré certaines hésitations compréhensibles, les décisions furent prises concensuellement conformément à l’ ordre du jour proposé en évitant la lourdeur de procédures. Les premières rencontres de comités nous permettront de conclure de fçon plus conclusive sur l’ efficacité de l’ appareil mis en place.

Conseiller en muséologie communautaire, travaillant en étroite collaboration avec la Directrice et le Responsible de la Culture, le fait que je ne maîtrise pas la langue, fit en sorte que les rôles durent être inversés à certains momments obligeant ainsi à des ajustements de fonctionnement lors des étapes ultérieures.

Bolos, mogrono, thé, firent le reste, alors que certains s’ occupaient à se repartir les convocations au Comité et à l’ Atelier, une tâche toujours ardue compte tenu des disponibilités des uns et des autres. Si plusieurs membres de la communauté avouaient qu’ ils ne savaient lire, les langues suppléères abondamment à cette carrence.


Pierre (Mayrand)

16.1.09

Museu do Trabalho Michel Giacometti . Setúbal (Catálogo)


Dia Internacional dos museus, 18 de Maio, 2009
Actuação do grupo " Rodanças " - APPACDM




Telefone 265537880

15.1.09

L’ EXPOSITION ______________________ LA FACE DÉCHAÎNÉE DU MUSÉE


Pierre Mayrand, Altermuséologue, Québec, Canadá.
ACFAS, 2008
ULHT, Lisbonne, Pt



Quelque soit la précision des objectifs énoncés dans la mission du musée, les conntrôles établis afin que les actions du musée, notament l’exposition temporaire fabriquée in loco, répondent aux objectifs fixés par l’organisme, la réalité du processus expositionnel (mise en présence, présentation, représentation, représentaction ) est tellement complexe, compte tenu de sa durée et de la multiplicité des intervenants ( que ce soit l’exposition standard ou participative ), qu’il ne fait pas de doute qu’il s’opère une «distanciation» entre l’institution et les résultats obtenus, ceux-ci découlant d’une pensée toute puissante, poursuivant son propre chemin que nous qualifions de « déchaîné » (rompre la chaîne). Ceci est tout à fait salutaire, si l’on considère que la « représentificaction » , la réunion des trois phénomènes cités dans la thématique du colloque , fait de la mise en exposition un acte de création propre à sa vocation culturelle. Bien que la lourdeur des mécanismes de concertation, d’ajustement des intervenants, ralatentissent l’efficacité de l’embrayage poussé à fond afin de se conformer aux échéances, il n’en reste pas moins que dans l’exposition standard, comme dans l’exposition participative, la réunion d’un grand nombre d’intervenants autour du projet, associés par voie de concours ou par simple désir de coopération, fait l’effet d’un broyeur ou d’un extracteur d’idées-formes-relations à l’espace, tirant de l’idée originale (le projet) un mélange riche en saveurs, apprécié par soi-même ( le fabriquant) comme par le visiteur , le principal intéressé à en apprécier la teneur.

Le phénomène de transposition de l’idée, à l’origine du projet, encore toute proche de la mission du musée, en une quête d’autonomie basée sur le concensus continu d’expériences diversifiées, de la recherche par les acteurs d’une CRÉATION qui puisse se détacher de la présence de l’institution pour prendre vie dans la perception active du visiteur, y introduisant son propre imaginaire (la suite de la présentificaction déchaînée ), nous oblige à prendre une distance entre la vision simplificatrice du rapport symétrique entre la représentation, la présentation et la présence, des vues de l’esprit peu compatibles avec la rálité asymétrique du processus de fabrication d’une exposition, de ses intentions.

Cette liberté que prend l’exposition à travers ses médiateurs, puis, obligatoirement, à travers le regard transformateur du visiteur, est comparable à l’appel, par Jacques Hainard (Objets prétextes, manipulés ) à la confrontation entre le créateur et l’objet se voulant obstinément le maître du terrain. La métaphore donne bien le ton de l’analogie entre deux combats sur le terrain institutionnel: Soit celui mené contre la domination traditionnelle de l’objet pour lui-même, et celui que nous évoquons dans notre argumentation de la « désinstitutionalisation » du processus expositionnel contemporain . Force est de convenir que la très grande majorité des publics s’intéressent peu à la mission du musée, quand ils ne l’ignorent pas totalement. On va au musée X pour voir l’exposition Y, Z qui nous a été offerte par la publicité. Seule la fidélisation, privilège de quelques uns en situation de relation proximale, pourrait satisfaire entièrement l’égo institutionnel, lui donnant l’ illusion de la permanence d’un produit entièrement contrôlé, tellement les représentations sont enrobées dans les sinuosités de la symbolique, ce vecteur de l’imaginaire collectif qui, une fois libéré par l’action collectivisée, commence à agir en toute indépendance sur le milieu culturel et social.

Nous illustrerons notre propos par un exemple emprunté au Portugal: L’exposition thématique permanente « La mer, notre terre », au Musée de la Mer et de la Terre de Carapateira, un musée à orientation communautaire sous tutelle municipale.


LE CAS

La recherche entreprise, il y a dix ans, pour dégager le potentiel ethno-culturel d’une population, en Algarve, traditionnellement vouée aux travaux de la terre et de la mer, dans une zone protégée, le Parc Vicentin faisant face, de l’autre côté de l’ Océan, à la Péninsule de Gaspé , conduit au projet d’un musée participatif articulé autour de la cueillette d’objets témoins des usages quotidiens. Le noyau fondateur, constitué par la muséologue sensibilisée à la muséologie sociale et la réunion des donateurs, se donne la mission implicite d’un musée “vivant”, une prise de position vicérale partagée par les autorités municipales, issues de la gauche populiste.

Une fois les travaux de construction d’un édifice destiné à recevoir le programme muséologique entré dans la phase muséologique proprement dite, les chercheurs (anthropologues, historiens) faisant place aux professionnels et techniciens de l’exposition, utilisant le bassin local d’expertises à être formées à une muséologie populaire de la nouvelle génération, au Portugal, caractérisée par une muséographie réceptive aux modèles de représentation et de scénarisation thématique, tout ce monde se penche sur le petit univers (Microcosme) auquel il doit donner forme, contenu et orientation . En plein processus de présentaction une étude stratégique vient préciser la mission et les objectifs de l’organisme, apportant des corrections, articulant plus efficacement la thématisation sur le programme d’animation populaire: L’énoncé de mission, esquissé à la base, se mêle intimement aux techniques d’animation, à la sensibilisation des autorités municipales aux objectifs recherchés.

Un colloque sur le rapport musées locaux et autarquies cherche à metre en évidence la nécessité d’un accord entre les musées et les tutelles sur une autonomie mesurée du musée vis-à -vis de la tutelle, à la fois dans la gestion courante que dans les processus d’animation et de réalisation de l’exposition. Les autorités, peu soucieuses, au préalable , de contrôler le contenu expositionnel, plus enclins à s’intéresser au bâti et aux équipements urbains d’accompagnement , mis devant les faits accomplis, réalisant enfin, devant les témoignages d’éloges, le bien fondé d’orientations qui leur étaient peu familières (Les cinq autres musées municipaux du Conseil étant faits sur le modèle traditionnel ), s’empressent d’acourir, au plus haut niveau, pour comprendre l’engouement de la population, pressée d’investir LEUR musée.

Comme on peut le comprendre, ici aussi, le phénomène de distanciation joue de façon significative, bien que dans un contexte de relations proximales entre la population, l’autorité , le musée, qui entraîne une dynamique de positionnements mutuels, à l’intérieur de laquelle la présentation gagne en dialectique: Une stratégie du compromis négocié dans un esprit de liberté où l’exposition , plus que l’institution , malgré sa propagande, fait figure de proue. L’esprit de liberté naturelle des gens de mer et de terre, les associés du musée territoire, jeunes et anciens, ayant vécu la révolution socio-culturelle du 25 Avril , ne pouvait que militer en faveur d’un partage du pouvoir, le musée devenant un outil de prise de conscience des passages que vit une population: Une mission qui remonte vers l’institution à travers une muséographie évolutive porteur de représentactions déchaînées du changement social. Cette ascension à rebours d’une muséologie agissante, pensante, organique (population-environnement), ne pouvait que séduire, une fois estompé le syndrome de la prudence bureaucratique, les acteurs municipaux issus du peuple.


FIN DE RÉFLEXION SUR UNE DIALECTIQUE Mai 2008

11.1.09

Museu do Mar, na Carrapateira


O Museu do Mar e da Terra da Carrapateira, situado na aldeia que lhe dá o nome, no concelho de Aljezur, foi concebido e realizado conjuntamente com a autarquia, a população, investigadores, museólogos e outros profissionais.
O objectivo é colocar a museologia contemporânea ao serviço da promoção de uma região, a Costa Vicentina, do seu património natural e cultural.





Quem vem de Aljezur por aquela estrada serpenteada que atravessa essa serra prestes a confrontar-se com o mar, encontra primeiro a Bordeira incrustada nesse sucalco de feição iminentemente rural e quase a não deixar que a aldeia se confronte directamente com o mar.
Se continuar na mesma direcção e com novas curvas pelo caminho, começa, ao longe, a ver a Carrapateira que, lá do alto da sua colina, parece funcionar como uma espécie de sentinela, sempre em estado de alerta, diante da vastidão daquele mar.

É do cimo dessa encosta, para que a contemplação seja melhor sobre a aldeia, sobre o campo e sobre o mar, que o museu se decidiu edificar. E, por isso, logo de longe se começa a ver porque também ele foi concebido para espreitar a estrada quando esta começa a entrar na Carrapateira. Sorte diferente tem quem vem dos lados de Sagres. Sem qualquer ângulo de visão, ter-se-á de perguntar, já dentro da Carrapateira, onde é o museu da terra e do mar. E depois da estrada contornar a aldeia, ainda antes de sair, ter-se-á de subir aquela íngreme encosta até, praticamente, atingir o topo da Carrapateira e entrar naquele museu que faz questão de nos oferecer um amplo campo de visão em que a praia também não poderia faltar.



Num percurso que utilizou os dois itinerários, fomos ao encontro do museu da Carrapateira no dia da sua inauguração. O sol fazia-se sentir e, naquelas paragens sossegadas era difícil imaginar que se estava no dia do trabalhador. Muitos eram os que, depois do esforço daquela subida, faziam questão de descansar antes de lá entrar. Após esse compasso de espera, com alguma decisão penetravam no seu interior constituindo uma pequena multidão que ia percorrendo e admirando tudo o que por lá se encontrava. Mas, primeiro, teve-se que assistir à cerimónia oficial que, com palavras a preceito, quis abrir aquele espaço que pretende retratar a vida que, ao longo dos anos, deu corpo áquela povoação a viver em estreita ligação entre o campo e o mar. Por isso, como aquele espaço museológico quer retratar a vida de uma comunidade como a da Carrapateira, teria de se debruçar sobre a terra e o mar. Embora, à partida, a componente etnográfica fosse de privilegiar, ainda é algo deficitária e a exigir um dinamismo maior na recuperação e reconstituição de muitos pedaços da história de vida daquela povoação. Mas, em compensação, um conjunto colorido, em que a fotografia sobressai, vem dar áquele museu a alegria e a vitalidade de uma vida que se construiu com a terra e o mar por pano de fundo. E, por isso, a par de quadros de vida da labuta diária, a paisagem rural e marinha, patente nesses quadros coloridos, acaba por deslumbrar e por nos revelar recantos e pormenores difíceis de imaginar. É assim a costa vicentina com as gentes que a habitaram e que a continuam a enriquecer com a sua vida diária nessa relação entre o homem e a natureza que é factor de valorização. Esse enriquecimento tem acontecido e continua a acontecer nesses lugares onde o tempo praticamente parou mas, em contrapartida, onde ainda muito pouco se adulterou. E é nestes espaços do interior do Algarve onde a natureza ainda se respira e o homem pode viver nessa relação de amizade e de respeito com o seu habitat que estes espaços começam a emergir como expressão de uma vivência que, mesmo nos dias de hoje, continua a ter a sua razão de ser.Quanto ao espaço em si, com dificuldades de acesso para quem sente dificuldade em subir, apresenta-se como uma varanda sobre a terra e o mar dando expressão e todo o sentido à designação do próprio museu. No seu interior, o itinerário, com vários planos, vai-nos levando a contactar, mais à base da imagem, com parte da sua fauna e da sua flora. Também alguns dos seus usos e costumes se podem admirar com o intuito de dar a conhecer as tradições que fazem parte de povoações como a Carrapateira. No desenho desse percurso, chega-se ao fim com uma imagem do que é a vida, não de uma aldeia perdida, mas de pedaços de enredos de um Portugal dotado de uma beleza invulgar e que é urgente recuperar. E esta recuperação da vida, múltipla e facetada, que atravessa este parque natural da costa vicentina teria que passar por valores que viessem valorizar as suas gentes, os seus costumes, as suas tradições e, sobretudo, o continuar da sua relação com a terra e o mar. Mas para que este património natural se continue a preservar é fundamental que haja incentivos, que a qualidade de vida dos seus naturais seja uma realidade e que se constitua um conjunto de motivações para que as populações, mesmo as suas camadas mais jovens, sejam convidadas a ficar, a continuar, com novas formas e outros olhares, a vida dos seus antecessores. E como o conhecimento, a auto-estima, a recuperação e a interpretação da nossa memória é a melhor motivação, estes pólos museológicos, em sentido dinâmico e interactivo, são a melhor forma de incentivar, de divulgar e de valorizar estes espaços. É por isso que o museu da terra e do mar da Carrapateira, mais do que um museu pontual na Costa Vicentina, deveria fazer parte de uma rede a criar ao longo deste espaço natural como elemento de valorização, de enriquecimento e da divulgação de um património de uma riqueza que já não se começa a ver. Mas na falta dessa rede, o da Carrapateira constituiu um passo e, quem sabe, uma ambição e um “elan” para essa rede ou, então, para iniciativas do género.



in " Correio de Lagos "
Foto por João Mariano

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MINI MINUIT EXPRESS
Pierre (Mayrand)



Bien chers amis(es), camarades et correspondants,


(...) Je fais un flash back sur les sujets abordés dans mes Express, m’ interrogeant sur leurs motivations, leur ton, leur portée possible: Praxis, utopie, idéologie, évocations de lions et de loups, apologie de l’ impertinence, questionnements sur le social, la véritable nature du mouvement, chroniques choses lues ou entendues, de personnes côtoyées, d’ expériences de travail … Sur ce dernier sujet figure la magnifique aventure de Carrapateira dont je n’ arrive pas à trouver les qualificatifs appropriés tellement elle est surprenante, ennivrante, obsessive: La nouvelle muséologie sociale à l’ état pur, comme je ne l’ avais pas expérimentée depuis la Haute-Beauce, plus disciplinée, intégrant les meilleurs apports de cette muséologie dans le monde, les convertissant en une amorce de prototype d’ une nouvelle génération. Ces derniers jours encore, ma compagne et moi-même éprouvions le bonheur de voir reconnaître sans réserves nos propositions sur les instances participatives, sur la dénomination territoriale, sur le programme de formation populaire: Le Croissant Fertile, la Commission participative, la clinique de mémoire, avec le concours massif des populations, fruits de la conjugaison de la muséologue fondatrice, d’ apports externes, de la conscience politique des autorités, de l’ esprit communautaire et coopératif fortement enraciné dans une population de pêcheurs et de petits agriculteurs. Au risque de paraître prétentieux, j’ affirme que le succès d’ une telle entreprise d’ innovation synthèse vient de la concoction de trois facteurs: Le cran des acteurs, l’ association des pratiques à une idéologie réfléchie, le contexte de connivence politique à tous les niveaux de l’ action, faisant en sorte qu’ il est possible d’ affirmer qu’ il a encore de la place, dans le contexte actuel, moyennant une stratégie et des méthodes adéquates, pour la muséologie participative, ses príncipes d’ entr’aide, pavant le terrain pour des prises de parole élevant le local au niveau d’ un dialogue mondial.



Le voile du silence levé,
Odalice, Hugues …

À VOUS LA PAROLE.





9.1.09

Dialécticas Museo(lógicas)



















Subject: RE: dialectica. Uma nuance ...


Date: Fri, 9 Jan 2009 22:31:24





Caríssimo Pierre



Saravá ilustre amigo, concordo. Concordo contigo, mas acho que o mais importante é suscitar a reacção, o espanto, a vontade. Por muito nobres que se nos afigurem as causas, nada muda se for imposto. As pessoas (julgo eu) têm que acreditar que podem contribuir para a mudança. Têm que se sentir comprometidas, ganhar confiança, crescer com o problema e ganhar coragem (audácia) para intervir na mudança. Este processo é sempre uma construção. São processos lentos de identificação ... mas, subitamente, dependendo das lideranças e das circunstâncias, do nível consciência individual e colectiva, dão saltos que nos ultrapassam. Saltos qualitativos de que, por vezes, nem nos apercebemos por estarmos tão perto dos problemas e, simultaneamente, tão viciados nas soluções. O que me parece importante é a persistência no terreno. O importante é criar laços e hábitos de pensar livremente. Rotinas de discussão. Esse é o campo onde germina a mudança. A convicção de que é possível mudar. Manter acesa a chama ... deixar fluir o pensamento. Eis a dialéctica ... museo(lógica) do conhecimento.








(e ... sim, Gaza é o espelho da indiferença a " banalidade do mal " proclamada por Hannah Arendt aos nossos olhos. Um crime horrendo. Uma guerra assimétrica)







Musealogando ...






iv (isabel Victor)





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Caríssimo Raul,

Gracias por recordar nos los princípios sacrados de la nueva museologia , esso es de la museologia SOCIAL, que sia communitaria, de citadania, revolucionaria, altermondialista, siempre critica, contestaria, impertinente, confrontational, siempre libre que se puede contemplar en los ojos que son en tu mirada. La dialéctica que surge de la paxis del trinomo pueblo-sus raises ( cultura y medioambiente ) es lo que falta mas el el marco del statismo de la formula populacion-territorio-patrimonio quando non se resolve por la equacion +++=ACCION POR UN CAMBIO QUALITATIVO, implementando la construccion de las memorias por un futuro, entonce la refutacion de todo lo que es recibido, transmitido indiscrinamente, el gusto de la memoria por la memoria siendo fútil. Adelante ! Muchos van a fulminar adelante estas asertiones como cada dia fulminamos a la vista de los horrores en Gaza enfrentados por la consciencia falsificada de la consciência de la communidad international. Saria el tema de una exposition fracassante de parte de los adherentes mas radicales de <> movimiento, dando la prueba del corage de algunos.





Pierre (Mayrand)

7.1.09

X Congresso Luso-Afro-Brasileiro de Ciências Sociais, Braga de 4 a 7 Fevereiro

http://www.xconglab.ics.uminho.pt/






O CONGRESSO LUSO-AFRO-BRASILEIRO DE CIÊNCIAS SOCIAIS é um encontro bienal que reúne cientistas sociais dos países de língua oficial portuguesa (Angola, Brasil, Cabo Verde, Guiné-Bissau, Moçambique, Portugal, São Tome e Príncipe e Timor Leste).


Desde a sua primeira edição, em 1990, que o CONGRESSO LUSO-AFRO-BRASILEIRO DE CIÊNCIAS SOCIAIS tem promovido o desenvolvimento de uma comunidade de cientistas sociais de língua portuguesa. O repto lançado por Boaventura de Sousa Santos em Coimbra, por altura do I congresso, dirigia-se explicitamente à questão da interdisciplinaridade e sublinhava a estreita relação entre as ciências sociais e a democracia. Organizado pelo Centro de Estudos Sociais (CES) e subordinado ao tema “Saber e Imaginar o Social. Desafios às Ciências Sociais em Língua Portuguesa”, o Congresso reuniu alguns dos mais proeminentes cientistas sociais de Portugal, do Brasil e dos países africanos de língua oficial portuguesa (PALOP). Em resposta aos objectivos fundadores deste projecto, em cada biénio vêm-se estreitando os laços multilaterais e ampliando as redes e mecanismos de cooperação científica entre investigadores e instituições destes países.


Em 1992, coube ao Departamento de Sociologia da Faculdade de Filosofia, Letras e Ciências Humanas da Universidade de São Paulo organizar o II CONGRESSO LUSO-AFRO-BRASILEIRO DE CIÊNCIAS SOCIAIS. Nessa ocasião, as grandes linhas de discussão giraram em torno das consequências e desafios da modernidade nas sociedades semiperiféricas do espaço luso-afro-brasileiro. O programa deste Congresso teve a particularidade de oferecer três cursos: africanidade, cultura brasileira e cultura portuguesa.


Em 1994, o III CONGRESSO LUSO-AFRO-BRASILEIRO DE CIÊNCIAS SOCIAIS debateu o fenómeno da multiculturalidade e foi organizado pelo Instituto de Ciências Sociais (ICS) da Universidade de Lisboa. Subordinado ao tema “Dinâmicas Culturais: novas faces, outros olhares”, o Congresso centrou-se nos novos desafios criados pelas sociedades multiculturais e no papel das ciências sociais no estudo das relações daí emergentes.


Em 1996, o IV CONGRESSO LUSO-AFRO-BRASILEIRO DE CIÊNCIAS SOCIAIS debateu o tema “Territórios da Língua Portuguesa – Culturas, Sociedades e Políticas no Mundo Contemporâneo” e a sua organização esteve a cargo do Instituto de Filosofia e Ciências Sociais da Universidade Federal do Rio de Janeiro (IFCS-UFRJ). Neste Congresso foi discutida a criação da «Associação Luso-Afro-Brasileira de Ciências Sociais», que seria encarregada da organização dos congressos futuros, de um intercâmbio mais sistemático entre os interessados e da publicação de uma revista.


Em 1998, teve lugar o V CONGRESSO LUSO-AFRO-BRASILEIRO DE CIÊNCIAS SOCIAIS, o primeiro realizado em África. Foi organizado pela Universidade Eduardo Mondlane, em Maputo, Moçambique e abarcou um leque variado de temas-base: Segurança das Sociedades, Novas Democracias, Artes e Sociedades, Populações e Territórios e Oceano Índico. Decidiu-se constituir a Associação de Ciências Sociais e Humanas em Língua Portuguesa (ACSHELP) e o lançamento de uma publicação própria, a revista Travessias, apresentada como a revista da Associação de Ciências Sociais e Humanas em Língua Portuguesa.


Em 2000, o VI CONGRESSO LUSO-AFRO-BRASILEIRO DE CIÊNCIAS SOCIAIS foi subordinado ao tema “As Ciências Sociais nos espaços de língua portuguesa: balanços e desafios” e a sua organização esteve a cargo do Centro Leonardo Coimbra da Faculdade de Letras da Universidade do Porto.


Em 2002, o VII CONGRESSO LUSO-AFRO-BRASILEIRO DE CIÊNCIAS SOCIAIS realizou-se uma vez mais no Rio de Janeiro. Ao definir como tema dominante “As Linguagens da Lusofonia”, a organização procurou problematizar essa noção da língua partilhada, ao abordar a questão da diversidade das comunidades falantes da língua portuguesa. A organização do Congresso esteve a cargo do Instituto Universitário de Pesquisas do Rio de Janeiro (IUPERJ)/Universidade Cândido Mendes.


Em 2004, o VIII CONGRESSO LUSO-AFRO-BRASILEIRO DE CIÊNCIAS SOCIAIS realizou-se de novo em Coimbra com o título "A questão social no novo milénio", um tema que, presente desde a revolução insdustrial, vem sendo objecto de debate no vasto leque das ciências sociais seja no sentido da manutenção de mecanismos de integração social, seja no âmbito de processos de reivindicação por parte de sindicatos e movimentos sociais em vista de uma sociedade mais justa e solidária. Estas temáticas, no quadro da relação Norte-Sul, exigem da parte das ciências sociais maiores responsabilidades na análise e reflexão sobre as consequências da actual globalização económica.


Em 2006, o IX CONGRESSO LUSO-AFRO-BRASILEIRO DE CIÊNCIAS SOCIAIS realizou-se desta feita em Luanda. O tema deste congresso, “Dinâmicas, mudanças e desenvolvimento no século XXI”, refere situações com que se defrontam as sociedades modernas, pelo que as sugestões dos painéis apresentados respondem a preocupações que parecem comuns a todos os países participantes e possibilitam, ao mesmo tempo, expressões diferenciadas de comunicações individualizando identidades e idiossincrasias societais/nacionais.
Para além dos encontros bienais, o impacto dos congressos tem-se traduzido no aumento das iniciativas de apoio à cooperação entre instituições e cientistas sociais dos países de língua oficial portuguesa. Os diversos programas de intercâmbio, activados nos últimos anos, têm envolvido diversas instituições prestigiadas nas ciências sociais. A título de exemplo refira-se a Bolsa Luso-Afro-Brasileira, atribuída desde 1994 por períodos de um ano, pelo ICS, que visa promover o debate científico e a participação em conferências e seminários no âmbito do Programa de Pós-Graduação; em 2001, foi criada a Bolsa Um Mês no CES, para estimular o intercâmbio com outras instituições e destinada especialmente a professores universitários e investigadores dos países de língua oficial portuguesa e o Prémio CES, que desde 1999, vem sendo atribuído bienalmente a trabalhos de investigação em ciências sociais realizados por jovens investigadores de expressão portuguesa, tendo distinguido até à data cientistas sociais de diferentes origens. Além disso, em Agosto de 2003, foi criada uma cátedra de ciências sociais entre o ISCTE e a Universidade Estadual de Campinas, no Brasil (Unicamp). De igual modo, nos últimos anos foram realizados diversos projectos de envergadura sediados no CES – em particular na área da justiça – sobre países de expressão oficial portuguesa, nomeadamente Angola e Moçambique (que incluem protocolos com várias Universidades e centros de pesquisa).
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6.1.09

LE PATRIMOINE IMMATÉRIEL VERS L’ ÉSOTÈRISME.

Minuit express

Le patrimoine immatériel, par opposition au patrimoine matériel, aussi appelé patrimoine intangible ( par opposition au tangible ), devenu un terme à la mode comme le patrimoine vivant auquel il s’ apparente, a été introduit dans le dernier quart du XXème siècle pour faire contrepoids et consacrer la reconnaissance de patrimoines considérés, jusque là, comme des catégories inférieures, étendant ainsi le patrimoine, se décomposant en patrimoines historiques, naturel, bati, mobilier, culturel, religieux, militaire, ethnographique, industriel, artistique, touristique, et nous en passons …, au champs de la mémoire vivante , performante et reproductible, autrement dit le patrimoine vivant ( Conte, rituel, folklore … ), se détachant ainsi de l’ histoire de l’art pour camper dans les sciences de l’ environnement et dans l’ écologie humaine.

Autrefois fragmenté, le patrimoine culturel, dans son acceptation la plus large, ira jusqu’ à englober, dans certaines formes d’ intervention, comme c’ est le cas dans l’ écomusée ( Concept introduit vers 1970 ), la totalité des patrimonies d’ une communauté territoriale, sans distinction de genres: On parlera alors de patrimoine global incluant la totalité des us et coutumes, des caractéristiques territoriales et des oeuvres significatives produites dans cet espace, mettant l’ accent sur les interrelations plutôt que sur les spécificités. La pensée écomuséale, dans le rapport d’ une population à son patrimoine, non pas comme objet de consommation ( le patrimoine touristique ), mais comme outil favorisant le processus identitaire d’ appropriation, ira jusqu’ à introduire une catégorie fonctionnelle du patrimoine soit celle du <> ( Haute-Beauce ), élevant les traces matérielles et vivantes au niveau d’ une spiritualité ( Héritière, dans le cas de la Haute-Beauce, des Amérindiens ) seule capable de franchir les barrières ethno-linguistiques et territoriales.

Formes les plus parfaites, à notre avis, du patrimoine immatériel, les patrimoines de l’ élévation, construits à partir des résidus culturels matériels et immatétiels d’ un milieu, illuminant ceux-ci ( Le Ribat d’ Arrifana, par exemple ), elles sont de nature hautement symbolique et universelle, abolissant toute référence ethnocentrique privilégiée . Au terme de ce processus de démocratisation et de dématérialisation patrimoniale, l’ écomusée évolué propose d’ ériger une trace synthèse sous forme de créations dédiées à la communication entre peuples, populations: Tel est le réseau des Mâts, oasis culturels, implanté à la fin du siècle dernier sur trois continents, comme une expression de la culture durable.



Pierre Mayrand, pierremayrand@sapo.pt

Université du Québec à Montréal,
Écomusée de la Haute-Beauce,
Mouvement international pour une nouvelle muséologie,
Musée de Carrapateira, Pt.
Prix du Mérite d’ Héritage Canada.

5.1.09


Jean-François Leclerc
Muséologue
Responsable du Centre d'histoire de Montréal

410, Saint-Nicolas, bureau 124
Montréal H2Y 2P5

Tél. : 514-872-3216
Téléc. : 514-872-9645