30.1.09










FICHE D’ ÉVALUATION AUTOCRITIQUE
D’ UN ALTERMUSÉOLOGUE DU MINOM.
Pierre Mayrand, le 30 janvier 2009-01-31

On se souviendra que la fiche d´ évaluation proposée par le MINOM Int., a pour fonction d’ illustrer par des démarches jugées exemplaires par l’ auteur un processus en cours afin de créer une banque de références pouvant répondre à la question <> selon les contextes , les personnalités, le niveau de compréhension , d’ assimilation et de transposition de certains paramètres connus.



QUELLES LIMITES: COMBIEN DE TEMPS ENCORE, UN BILAN PROVISOIRE DE MA CONTRIBUTION AU MUSÉE COMMUNAUTAIRE DE CARRAPATEIRA (Pt, Algarve) ? Une intervention provoquée par une question de J.Fr. Leclerc (Qc, Can ) <>… qui lui est posée régulièrement par ses étudiants, à la fois séduits par l’ idée ( Faire du neuf ) et sceptiques devant l’ enchevêtrement des notions et des positions. Je tente toujours de répondre simplement, autant que faire se peut, qu’ il s’ agit d’ une attitude face au monde et à son explication, de privilégier l.e questionnement social, politique et culturel sur le devenir de nos sociétés, de se sentir entraîner par une cause, de chercher à mettre celle-ci à profit dans la création muséale libérée de toute entrave, de se donner la peine d’ explorer les essais de typologie existants, d’ aller expérimenter de prés, aussi éloignés qu’ ils fussent, les milieux où ça se passe. Pour l’ étudiant, brûler les cahiers de classe. Pour le professionnel, prendre une marge de distance avec la RÉGLE de l’ INSTITUTION. Encore mieux, DESCENDRE DANS LA RUE.


BILAN DE L’ AUTEUR.


Venu à Carrapateira, en 2004, fréquentant le Portugal depuis 1974, je fus amené par la Directrice du MMTC et les autorités municipales à validert le projet d’ un musée-territoire, dans une perspective de la Nouvelle muséologie dont la Directrice était une adepte.

Le diagnostic fut favorable, le contexte géographique et politique étant favorable à une telle initiative. Le projet prit, d’ entrée de jeux, le nom de <> pour désigner le territoire d’ intervention. Je fus requis par le Président de la Mairie (Camara), un communiste passé au parti socialiste au pouvoir, pour préparer un plan quinquennal d’ orientation, de même que pour dresser une grille d’ analyse du patrimoine regional.

Ceci me permit de me familiariser avec le milieu, de m’ attacher au projet et à la région, de me rapprocher de mes enseignements en sociomuséologie à l’ Université Lussofone de Lisbonne et de mês camarades militants du MINOM de la première heure, de prendre la décision aux conséquences multiples sur ma vie personnelle de demeurer en semi permanence auprès de ma nouvelle compagne, la Directrice du Musée.

On m’ attribua, alternativement à titre de volontaire et de contractuel, le programme d’ intervention communautaire ( Formation et gestion ). À ce titre, encouragé par la sollicitude du Responsable (Vereador ) de la Culture, j’ entrai dans la programmation des activités, dans la mise en place concrète d’ un Comité de participation ( Gain considérable dans la structure portugaise du pouvoir municipal ), dans le conditionnement de l’ appareil municipal par la tenue d’ un colloque <> ( Collaboration du MINOM Portugal: Série Musées et autarquies )En sus de ces initiatives délicates en raison de mon statut d’ étranger ( susceptibilités à ménager ) et de ma liaison avec la Directrice, je me rendis disponible pour préparer des dossiers de promotion ( Prix Tourisme Portugal qui nous fut alloué avec les Açores ), dernière main, avant son inauguration le 1er Mai 2008, aux textes philosophiques et au récit muséographique ( Introduction de la mascotte, la Baleine Jonas ) enfin à la disposition des objets, aux fiches d’ évaluation du parcours du visiteur, etc …

Si on exclut les communications en salles de cours et dans les colloques, les menus services pressants de dernière minute, ce fut un travail incessant, ramant parfois à contre-courant où je mis à contribution au profit d’ une amitié et d’ une affection pour une collectivité, toutes les resources de mon experience, tant théorique que pratiquie, persuadé par mes observations que le Portugal avait besoin de renouveler la révolution muséologique de peu de durée entreprise en 1974. J’ eu la prétention (?) d’ introduire le <> et de défendre, lors de l’ Atelier Molinos, la notion de modèle s’ appuyant sur le processus de modélisation ( une statégie de stimulation du développement ).

Me sentant responsable d’ avoir entraîné mes coéquipiers dont j’ étais l’ aviseur sur le plan de l’ action communautaire sur une pente dont on ne sait jamais si elle pourra être surmontée ( Caractère expérimental ), risquant de mettre en péril des carrières, de décevoir les illusions ( l’ utopie ), je connu des momments de doute comme je l’ ai souvent exprime dans mes chroniques, rapidement dissipés compte tenu de mon caractère volontaire et une capacité de travail peu commune ( à ce qu’ on dit ).

Mon défi le plus important fut cependant d’ avoir à gérer dans le quotidien une relation de couple engage, de faire le partage équitable des tâches, moi-même comme volontaire invité, ma compagne comme Directrice répondant directement des autorités don’t j’ étais tenté de la détacher pour nous ramener au modèle d’ efficacité et de privacité Nord Américain auquel nous invitaient, d’ une certaine manière, les critères d’ efficience introduits par les programmes de la communauté Européenne, me souvenant toujours des paroles de Mateo Andrès ( Maestrazgo ) sur la <>.

Ayant atteint l’ âge du dernier quart d’ une vie, continuant à être mu par la vivacité de l’ esprit, possédant le sentiment que le plus important est encore à dire ou à faire, cherchant tout prétexte pour franchir les limites, ne craignant pas de substituer l’ aventure humaine au confort personnel, je marche jusqu’ à présent, comme l’ Indien, sur le retour de mes pas, une astuce pour détourner l’ ennemi. Est-il un point dans l’ expérience où il est permis de rompre les rangs ? En Haute-Beauce, j’ avais cinquante ans, je ne le croyais pás.
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