31.12.08


Pensamientos antes del 2009‏


De:
Hugues de Varine (hdevarine@interactions-online.com)


Para:
'Oscar Navaja' (onavaja@nebrija.es)




Oscar, bonjour

Ce terme d'utopie revient souvent dans les textes, ou dans les discours des théoriciens qui parlent de l'écomusée comme d'une idéologie, ou qui le regardent comme un objet en soi. Cela me rend perplexe, car je ne vois dans les pratiques qu'il est commode d'appeler écomuséales que des réponses locales et partielles à des problèmes également locaux et partiels. Cette forme d'utilisation du capital patrimoine, à des fins culturelles, sociales et économiques, peut être inefficace, ou bien temporairement efficace, elle peut évoluer vers d'autres réponses et d'autres formes. Elle ne correspond pas, en elle-même, à une intention appuyée sur une théorie. Si c'était le cas, elle ne pourrait qu'être illusion.
Quant au travail communautaire, tout praticien du développement local sait bien – et ce n'est en aucune façon une utopie – que l'on ne peut espérer faire évoluer une société, maîtriser le changement sans associer les citoyens. Il est vrai que c'est difficile dans des sociétés de démocratie formelle comme les nôtres, mais c'est une condition sine qua non, que la crise mondiale actuelle confirme. Dire que c'est une utopie, c'est partir vaincu. Comme pour les écomusées, ou les musées communautaires, il y a heureusement suffisamment d'exemples de succès pour que l'on puisse dire et croire que c'est possible.
Tu reprends la formule patrimoine-communauté-développement, mais ce n'est pas forcément une équation qui donne le secret de l'écomusée, c'est simplement un principe général qui, une fois adopté et adapté au contexte local, fournir une clé d'utilisation de la ressource patrimoine.
Attention donc à des considérations tellement générales qu'elles oublient la réalité du terrain. Tu cites Anacostia: pendant les années 60 et 70, ce neighborhood museum a joué son rôle d'éveil de la confiance en soi d'une partie de la population noire du ghetto de Washington. Depuis, le musée, devenu national et "moderne" est à la tête d'un réseau d'une centaine de musée africains-américains locaux à travers tous les Etats-Unis. C'est un autre service à la communauté. Tu cites le Creusot: entre 1973 et 1984, l'écomusée a joué son rôle dans la construction de la communauté urbaine et a réellement établi le patrimoine industriel comme une ressource qui reste reconnue et utilisée, même en dehors d'un écomusée devenu un musée assez traditionnel. Tu cites enfin la Casa del Museo: c'était une expérience méthodologique très limitée, qui a échoué mais qui a servi de leçon à bien des muséologues mexicains et dans laquelle je vois le point de départ de bien des innovations telles que les musées scolaires et communautaires.
Je veux aussi prendre le contre-exemple de ce projet d'écomusée de l'espace dont tu nous as communiqué l'information: le mot écomusée est actuellement utilisé pour n'importe quoi, il n'est donc pas opérationnel. On ne peut pas en faire une théorie. Relisons cette phrase de l'Evangile: on reconnaît un arbre à ses fruits. Je reconnais un écomusée à la manière dont il atteint ses objectifs à partir des trois principes ci-dessus et aux résultats qu'il obtient pour la société qui lui a donné naissance.
De toute manière, le débat est intéressant et je te propose de mettre tes "pensiamentos" sur mon site. Es-tu d'accord ?

A bientôt en 2009

Hugues


Hugues de Varine
Consultant en développement communautaire F-21360 Lusigny-sur-Ouche
Tél. +33-(0)3.80.20.16.35


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1 comentário:

Vitor Oliveira Jorge disse...

Houve recentemente em Inglaterra - Leicester - um interessante colóquio internacional de museologia: Material Worlds (Dez. 2008). Era importante que mais portugueses (estivemos 2) fossem a estas coisas! Um abraço, Bom 2009!