16.12.08

MINUIT EXPRESS
Chroniques d’ un alter-éco-muséologue.
Le 15 décembre 2008-12-15



DE RETOUR D’ ESTREMADURA.

Passé en trombe event Évora, Estremoz, Elvas, que je me propose chaque fois d’ explorer plus à fond, pour atteindre Trujillo avant la fin du jour en prenant après Merida les rroutes secondaires afin de me pénétrer de ce pays tant particulier, sevère à première vue, attachant au fil des heures, me remémorant la mise en contexte sur la muséologie estremadurena par Aniceto Mendez (Anthropologue, I.A.P.H ), je redécouvre les villes monumentales de Trujillo et de Caceres où se tiendra, le lendemain la 2ème rencontre du réseau muséal de l’ autonomie, en présence de muséologues portugais et de la région.

À la table d’ honneur de la séance inaugurale , le Président et la Secrétaire générale du MINOM. Dans la salle plusieurs étudiants du programme de sócio-muséologie de l’ ULHT. Je suis le seul étranger. J’ y dépose mes textes sur la transgression, dont un texte sur la Haute-Beauce que je n’ avais pas pris en exemple depuis longtemps. Luísa y dépose la version papier d’ une exposition portative sur la mission sociale du Musée de Carrapateira que nous avions produite ensemble, reprenant certains éléments des <> d’ un muséologue du développement intégré de même que des éléments stratégiques ayant servi à la réalisation de Carrapateira qui se veut un modèle du genre: La mise en place d’ un réseau interactif participatif y joue un rôle de premier plan. Nous pensions ainsi apporter notre contribution aux thèmes de la transfrontiéralité et de la muséologie sociale pouvant la recouvrir, dans un contexte à la recherche de sa vocation muséale partagée, reposant sur le décret de 1996 promulgué par l’ autonomie.

Premier constat: Une volonté de rattrapage sur le plan muséologique, dominé par les sites archéologiques majeurs mettant l’ accent sur la recherche scientifique et les villes monumentales ayant bénéficié des programmes de relance européens en fonction de l’ emploi et du tourisme. L’ espoir reside dans l’ opérationalisation du Réseau et dans l’ extension de celui-ci à l’ ensemble de l’ Aire Lusitanienne, principalement frontalière.

Deuxième constat: L’ apport Portugais de la muséologie sociale dont on sent bien qu’ il origine des étudiants formés en socio-muséologie à l’ ULHT. L’ exemple de Taveres en fut un bon exemple. Dans quelle mesure, cette tendance passera t’ elle la frontière , fera t’ elle bom ménage avec l’ establishment muséologique qui commence à s’ interroger, nous le saurons ultérieurement , le musée identitaire étant plutôt la règle actuellement dans la région.

Troisième constat: Arrivant de San Sebastian dont je vous ai fait part dans ma dernière chronique, j’ ai senti une absence de réflexion profonde, plus théorique, sur la muséologie, un certain repli sur soi-même, un hiatus avec d’ autres autonomies, particulièrement les programmes universitaires, par exemple en Catalogne et en Andalousie.

Ce fut, en somme, une rencontre instructive, bien organisée, essentiellement technique, où mon unique intervention ( séjour d’ une journée ) fut celle d’ amener l’ attention sur une approche globale ( décloisonnée ) pouvant server de dynamisation au trait d’ union à établir entre le musée phénoménologique (Foster, d’ art contemporain), d’ animation sociale (Taveres), le musée fondateur ethnographique ou archéologique.

Sur la voie du retour, sous la pluie battante, je réfléchissais à quels pouvaient être les príncipes dynamiseurs gagnants d’ une mise en réseau au niveau regional (donc proximal) en venant à la conclusion qu’ en tête de liste venaient la complémentarisation et l’ esprit de coopération familiale.




Pierre Mayrand

Sem comentários: