6.8.08


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FAIRE LE POINT SUR LA MUSÉOLOGIE SOCIALE: PROVOCATION.

Pierre Mayrand, Altermuséologue,
Août 2008-08-04


HISTORIQUEMENT et IDÉOLOGIQUEMENT la «muséologie sociale » relève du mouvement participatif dans la muséologie communautaire que l’ on retrouve surtout, en force, dans les regions d’ expression Latine ( France, Portugal, Espagne, Mexique, Brésil, Québec … ), subsidiairement dans les regions anglo-saxones ( États-Unis …) dont l’ acceptation du social et du commmunautaire different. Ces experiences comportent des variants et des degrés en rapport avec l’ idéologie associative, fortement tributaries des contextes socio-politiques et révolutionnaires.

Le mouvement trouve, à partir des années l970, sa première expression organisée et répandue dans les écomusées qui incorporent diffférents éléments de la tradition associative et communautaire, dans le monde occidental, puis, dix ans plus tard, dans l’ avènement de la Nouvelle muséologie qui l’ englobe, plus politisé, se revendiquant de la Déclaration de Santiago du Chili (1972), suivi de relais idéologiques inspirateurs comme Québec, Lisbonne, Molinos … jusqu ‘ à son alignement, en 2007, sur l’ Altermondisme qui fera naître l’ expression « d’ altermuséologie ».

THÉORIQUEMENT le mouvement, danns es différentes trajectories, plutot assymétriques, se rattache à ce qu’il eest convenu, à présent, dde nommer la « socio-muséologie»: La science du musée qui prend racine dans les sciences humaines eet socials et dont les caractéristiques sont:

De questioner
De proposer
D’ influer sur l’ évolution
De provovoquer le changement.

Ses bases méthodologiques sont liées aux principes déontologiques de l’ éducation populaire, de l’ action comunautaire, de l’ animation culturelle et de l’ intervention politique.

Par extension , la muséologie sociale, dans sa PRATIQUE et dans sa PRAXIS, s’ investit dans la création de réseaux ( Formels et informels ), dans le développement local, dans son appui à la réalisation des objectifs du Forum social Mondial, dans la défense de la société civile et de la citoyenneté.

Il est bon de rappeler que le Mouvent international de Nouvelle muséologie (MINOM) est l’ une des grandes branches du renouvellement muséologique qui apparaît au milieu du siècle dernier se subdivisant en la muséologie sociale et la muséologie « entreprenariale » (P. Mayrand, la gestion communautaire qualitative du musée, essai de typologie du renouvellement muséologique, 2006). Il faut se poser la question : Doit-on continuer à revendiquer pour le mouvement (MINOM) l’ appellation exclusive de nouvelle muséologie, comme se pose la question, porteuse d’une ambiguité à dissiper : Ne doit-on pas absolument cesser de confondre l’ écomusée avec le mouvement, tant dans ses pratiques, mêmes les plus évoluées, que dans son idéologie ?

Le temps ne serait-il pas venu, alors que l’ écomusée, par ses promoteurs, cherche à se répandre sur le terrain glissant de politiques à l’ échelle nationale et continentale, de parler dorénavant de « mouvement de la muséologie sociale » en définissant clairemment ses paramètres, ses frontières idéologiques, notament la prédominance de la fonction critique ? Une explication dans ce sens devrait accompagner toute action se revendiquant de la nouvelle muséologie sociale, ajustant ainsi le point de mire sur une compréhension de la véritable nature de la muséologie sociale, de sa typologie.

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